
Types d'arnaques
Faux RIB, faux conseiller, phishing, faux registres : comment les escrocs approchent les entreprises.
Un virement urgent et confidentiel demandé par votre patron ?
La fraude au président

Faux RIB, faux conseiller, phishing, faux registres : comment les escrocs approchent les entreprises.

Les signaux qui doivent faire stopper net, et les réflexes qui évitent la perte.

Banque, preuves, plainte, signalement : agir tout de suite pour limiter les dégâts.
Vol de matériel agricole, de tracteur ou de GPS : sécuriser son exploitation, repérer les signes d'alerte, réagir vite et porter plainte.
Vol de GNR et de carburant en exploitation agricole : sécuriser sa cuve, protéger ses engins, réagir vite et porter plainte sans attendre.
Vol sur chantier : pourquoi outillage, engins et matériaux sont ciblés, comment sécuriser le site, filmer légalement et réagir vite en cas de vol.
Savez-vous repérer une arnaque ? Testez vos réflexes en 5 questions.


Commissariat, gendarmerie, procureur ou plainte en ligne : le pas-à-pas.

Faux registres, fausses factures au nom d'organismes, faux annuaires : les courriers à ne pas payer.

Un site indépendant qui a repris le nom d'un ancien dispositif local d'alerte, pour les entreprises d'ici et d'ailleurs.
Le dispositif national d'assistance aux victimes de cybermalveillance : fiches réflexes, diagnostic en ligne, prestataires référencés.
La Commission nationale de l'informatique et des libertés : règles de la vidéosurveillance, droits des personnes filmées, réclamations.
Authentification des billets, formations gratuites pour les professionnels, conseils sur les moyens de paiement.
Les arnaques les plus coûteuses pour une petite entreprise passent presque toujours par un virement ou un paiement obtenu sous pression. Un fournisseur qui change soudain de RIB, un « président » qui exige un transfert confidentiel avant midi, un client qui réclame un remboursement pour un trop-perçu qui n'existe pas : le scénario varie, le mécanisme reste identique. Le réflexe qui sauve, dans la quasi-totalité de ces situations, est de vérifier par un autre canal avant de payer, en rappelant l'interlocuteur habituel sur un numéro déjà connu, jamais celui indiqué dans le message suspect. Ce guide rassemble les arnaques qui visent le plus les entreprises de commerce, d'industrie, de BTP et d'agriculture, les signaux qui doivent faire stopper toute opération, et les démarches à suivre dans l'ordre si l'entreprise a déjà été touchée.
Une petite entreprise n'a ni service juridique ni cellule de sécurité dédiée : c'est justement ce qui en fait une cible pour les fraudeurs, qui misent sur la rapidité de décision et la confiance accordée à un interlocuteur qui se présente comme un dirigeant, un fournisseur ou une administration. Certaines arnaques ciblent la trésorerie directement, par un virement détourné. D'autres visent les stocks et le matériel, dans un commerce, sur un chantier ou dans une exploitation agricole. D'autres encore jouent sur la peur de l'irrégularité administrative, avec des courriers qui imitent un registre officiel. Le tableau qui suit résume les familles les plus fréquentes, la cible visée en priorité, le signe qui doit alerter et le premier réflexe à adopter.
| Type | Cible | Signe d'alerte | Premier réflexe |
|---|---|---|---|
| Fraude au président / faux ordre de virement | Comptabilité, dirigeants de PME et de grands groupes | Virement urgent, confidentiel, international, demandé par mail ou téléphone | Rappeler le dirigeant sur son numéro habituel avant tout virement |
| Faux RIB fournisseur | Entreprises en relation régulière avec des fournisseurs | Changement de coordonnées bancaires reçu par mail | Rappeler le fournisseur sur son numéro connu, jamais celui du message |
| Arnaques aux formalités (faux registres, fausses factures) | Entreprises tout juste immatriculées au RCS ou au Répertoire des métiers | Courrier ressemblant à un document officiel, paiement sous 7 jours, QR code, menace de radiation | Vérifier l'émetteur, ne jamais payer sous la pression d'un délai |
| Faux billets | Commerces qui encaissent des espèces | Coupure de 20 ou 50 euros, papier trop lisse ou trop rigide au toucher | Appliquer la méthode Toucher, Regarder, Incliner avant d'accepter |
| Vol à l'étalage et démarque inconnue | Commerces de détail | Écarts entre stock théorique et stock réel, comportements suspects en rayon | Ne jamais retenir physiquement une personne, appeler les forces de l'ordre |
| Vol de chantier et d'outillage | Entreprises du BTP | Locaux ou conteneurs non verrouillés, matériel non marqué | Sécuriser l'accès et photographier le matériel avant intervention |
| Rançongiciel | PME et TPE peu équipées en informatique | Fichiers soudainement inaccessibles, message de rançon à l'écran | Déconnecter la machine du réseau, ne jamais payer, alerter le 17Cyber |
| Vol de matériel agricole, de GPS et de carburant | Exploitations agricoles isolées | Portails non verrouillés, cuves accessibles, engins visibles depuis la route | Sécuriser l'accès, retirer les consoles amovibles après usage |
| Phishing / faux conseiller bancaire | Toute entreprise disposant d'une messagerie ou d'un compte bancaire | Demande de mot de passe ou de code par mail, SMS ou téléphone | Ne jamais transmettre ces informations, raccrocher et rappeler la banque |
Toutes les arnaques qui visent les entreprises reposent sur un petit nombre de ressorts psychologiques, presque toujours combinés. Selon la fiche du ministère de l'Intérieur consacrée à ces escroqueries, l'escroc « prétexte une opération financière urgente et confidentielle » après avoir instauré la confiance par quelques échanges. Ce même schéma se retrouve dans la plupart des arnaques qui suivent, quel que soit le prétexte invoqué.
Cinq signaux, pris isolément ou combinés, doivent suspendre toute opération en cours, le temps de vérifier par un canal indépendant.
| Signal | Ce qu'il signifie en pratique |
|---|---|
| Urgence | « Il faut agir aujourd'hui, avant la fermeture de la banque » : l'urgence empêche de vérifier |
| Confidentialité | « N'en parlez à personne d'autre dans l'entreprise » : la confidentialité empêche le contrôle croisé |
| Changement de RIB | De nouvelles coordonnées bancaires reçues par mail pour un fournisseur ou un partenaire habituel |
| Paiement par QR code | Un courrier administratif qui demande de scanner un QR code pour payer sous peine de radiation |
| Menace de radiation ou de sanction | La peur d'une conséquence grave et immédiate pousse à agir sans vérifier |
Un exemple concret illustre ce mécanisme. Sophie tient une petite entreprise de menuiserie près de Nevers. Un vendredi après-midi, elle reçoit un mail signé du nom de son gérant habituel, envoyé depuis une adresse presque identique à la sienne, lui demandant de valider en urgence un virement vers un nouveau compte avant la fermeture du week-end, « pour ne pas perdre le fournisseur ». Le ton est pressant, le message insiste sur la confidentialité de l'opération. Sophie appelle son gérant sur le numéro qu'elle utilise depuis des années, pas celui indiqué dans le mail : il n'est au courant de rien. Le virement n'a jamais été demandé.
Avant tout virement inhabituel, urgent ou confidentiel, raccrocher ou fermer le mail, puis rappeler l'interlocuteur sur un numéro connu de longue date, jamais celui fourni dans le message. Cette seule vérification neutralise la majorité des tentatives de fraude au président et de faux RIB.
Un commerce qui encaisse des espèces reste exposé aux faux billets. Selon un communiqué de la Banque de France du 27 février 2026, 444 000 faux billets en euros ont été retirés de la circulation en 2025, soit 20 % de moins qu'en 2024, et environ 80 % d'entre eux étaient des coupures de 20 et 50 euros. La méthode officielle recommandée par la Banque de France et la BCE pour vérifier un billet tient en trois gestes, résumés par l'acronyme TRI : toucher le papier, regarder le billet à la lumière, l'incliner pour observer les éléments de sécurité qui changent d'aspect. Un billet contrefait reçu par erreur n'est jamais remboursé et ne doit pas être remis en circulation : il faut le remettre à la police, à la gendarmerie ou à la Banque de France.
Le vol à l'étalage touche la quasi-totalité des commerces de détail à un moment ou un autre. Il alimente ce que les professionnels appellent la démarque inconnue, c'est à dire l'écart entre le stock théorique et le stock réellement présent en magasin. Aucune statistique officielle publique ne permet de chiffrer cette perte au niveau national : les chiffres qui circulent proviennent d'estimations professionnelles du secteur, à mentionner comme telles plutôt que comme une vérité officielle.
La vidéosurveillance, ou vidéoprotection, est un outil de dissuasion et de preuve encadré par la CNIL. Les caméras peuvent filmer les zones de circulation et les zones marchandes pour la sécurité, y compris pour démasquer un vol en caisse, mais jamais les cabines d'essayage ni les toilettes, et la caméra doit filmer « davantage la caisse que le caissier ». La durée de conservation des images ne dépasse en principe pas un mois. Un panneau doit être affiché en permanence, de façon visible, avec au minimum le pictogramme d'une caméra, la durée de conservation et l'existence des droits d'accès et de réclamation auprès de la CNIL. Les lieux ouverts au public nécessitent une autorisation du préfet du département.
Un chantier laisse souvent du matériel, des outils électroportatifs ou des matériaux exposés à la vue, parfois plusieurs jours d'affilée sans surveillance. Les vols de cuivre et de métaux touchent aussi bien les chantiers que les installations industrielles, attirés par la revente rapide de ces matériaux. Le vol d'outillage, une fois commis, est difficile à récupérer faute de marquage ou d'inventaire précis : noter les numéros de série et photographier le matériel avant sa mise en service facilite l'identification en cas de retrouvaille.
Le secteur industriel et le BTP concentrent aussi la majorité des tentatives de fraude au président, en particulier dans les entreprises structurées en groupe ou avec une filiale à l'étranger. Selon la fiche du ministère de l'Intérieur consacrée à ces escroqueries, les attaques sont parfois réalisées « la veille de week-end, de jours fériés et de vacances scolaires », profitant de l'absence des responsables comptables ou informatiques habituels. Les bons gestes recommandés par cette fiche incluent la vérification systématique des demandes de virement même sous pression et la sécurisation des accès aux services de banque à distance.
La fraude au faux RIB fournisseur suit une logique proche : un mail reprend l'identité visuelle d'un fournisseur habituel et annonce un changement de coordonnées bancaires, souvent après un piratage de la messagerie du créancier usurpé. Plusieurs éléments méritent une vérification systématique avant tout paiement, selon francenum.gouv.fr en s'appuyant sur cybermalveillance.gouv.fr : l'orthographe du message, le caractère inhabituel de la demande, l'adresse exacte de l'expéditeur et le code pays de l'IBAN, qui commence par FR pour une banque française.
Un rançongiciel bloque l'accès aux fichiers de l'entreprise et réclame le paiement d'une rançon. La consigne officielle de cybermalveillance.gouv.fr est claire : déconnecter immédiatement du réseau les machines touchées, débrancher les sauvegardes encore connectées, alerter le prestataire informatique, et ne jamais payer la rançon, sans certitude de récupérer les données. Le 17Cyber, lancé en décembre 2024 par le ministère de l'Intérieur avec cybermalveillance.gouv.fr, propose une assistance en ligne accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Modifier les coordonnées bancaires d'un fournisseur dans un logiciel de gestion sur simple réception d'un mail, sans jamais rappeler ce fournisseur sur son numéro habituel. Cette seule étape, si elle est sautée sous la pression d'une échéance de paiement, ouvre la porte à la quasi-totalité des fraudes au faux RIB.
Les exploitations agricoles cumulent deux fragilités : un territoire souvent vaste et isolé, difficile à surveiller en permanence, et un matériel de grande valeur, tracteurs, consoles de guidage GPS ou cuves de carburant, qui attire des filières organisées autant que des vols d'opportunité. Aucun chiffre national officiel n'est disponible pour quantifier précisément l'ensemble des vols agricoles chaque année : mieux vaut retenir les conseils de prévention, comme sécuriser les accès et stationner le matériel dans des locaux fermés, que des statistiques non vérifiées.
Les consoles et antennes GPS de guidage sont particulièrement recherchées car elles se démontent vite et se revendent cher. La gendarmerie recommande de les retirer après chaque utilisation quand c'est possible, ou à défaut de privilégier un stationnement proche de l'habitation, sous un éclairage à détection de mouvement. En cas de vol, noter et communiquer le numéro de série aux forces de l'ordre facilite le travail d'enquête et complique la revente du matériel ; personnaliser les équipements ou les équiper d'un système de géolocalisation renforce encore cette traçabilité.
Le vol de carburant, notamment de GNR, vise les cuves de stockage laissées accessibles. Couper l'alimentation de la pompe en dehors des heures d'utilisation et fermer à clé la trappe d'accès limitent le risque. Les vols de bétail et les cambriolages d'exploitation suivent une logique similaire : surveiller les accès, signaler tout comportement suspect au 17 et éviter toute confrontation directe avec un intrus, la légitime défense des biens étant strictement encadrée par la loi et rarement retenue en pratique.
Les exploitants agricoles sont aussi la cible d'arnaques spécifiques, comme de faux acheteurs de bétail ou de matériel d'occasion qui font miroiter un paiement qui n'arrivera jamais. Les mêmes réflexes de vérification par un canal indépendant s'appliquent.
Une part importante des arnaques qui visent les entreprises, en particulier les plus récemment créées, imite l'apparence d'un document officiel. Selon l'INPI, des courriers reprennent son en-tête et demandent un paiement sous 7 jours, parfois via un QR code, « sous peine de radiation » : l'INPI précise elle-même qu'elle n'envoie jamais de courrier demandant un paiement par ce moyen. Une variante relayée par l'Insee réclame 90 à 100 euros pour « confirmer » une immatriculation Sirene, alors que cette démarche est gratuite. La DGCCRF recense aussi des faux annuaires professionnels, qui démarchent les entreprises tout juste inscrites au registre du commerce pour leur vendre un encart publicitaire à plusieurs milliers d'euros, sans retombée réelle.
Le phishing, ou hameçonnage, consiste à se faire passer par mail, SMS ou téléphone pour un organisme de confiance afin d'obtenir des données bancaires ou des mots de passe. Aucune administration ni entreprise sérieuse ne demande ce type d'information par ces canaux. Un SMS suspect se signale gratuitement au 33700, un mail douteux à Signal Spam, un site frauduleux à Phishing Initiative.
Le faux conseiller bancaire pousse la manipulation plus loin, parfois en usurpant le numéro affiché de la vraie banque. La règle reste la même : aucun établissement bancaire ne sollicite jamais les codes de connexion de ses clients. En cas de doute, raccrocher et rappeler sa banque sur le numéro habituel, jamais celui communiqué par l'appelant.
Un point mérite d'être signalé pour les entreprises qui doivent réellement effectuer des formalités : ces démarches passent par le guichet officiel ou par un professionnel identifié et transparent, dont le nom, l'adresse et le tarif sont affichés avant tout engagement. Aucune formalité légitime ne se règle sous la pression d'un délai de quelques jours ni via un QR code inséré dans un courrier non sollicité.
Une entreprise qui vient de découvrir une arnaque ou un vol dispose de peu de temps pour limiter les conséquences. Les six réflexes suivants, dans cet ordre, correspondent aux démarches recommandées par la Banque de France, cybermalveillance.gouv.fr et le ministère de l'Intérieur.
1. Alerter immédiatement la banque, pour tenter un rappel de fonds ou une opposition, avec une meilleure chance si la réaction est rapide. 2. Conserver toutes les preuves disponibles, en-têtes de courriels, numéros de téléphone, dates et heures des appels, sans rien effacer. 3. Porter plainte au commissariat ou à la brigade de gendarmerie de son choix, qui sont obligés d'enregistrer la plainte, ou via THESEE pour certaines escroqueries commises sur internet. 4. Signaler les faits sur les plateformes dédiées, Pharos pour un contenu frauduleux en ligne, Perceval pour une carte compromise, le 33700 pour un SMS suspect. 5. Prévenir son assurance professionnelle, en respectant les délais de déclaration prévus au contrat. 6. Prévenir les autres, le fournisseur usurpé, les autres entreprises du secteur, pour éviter que le même mode opératoire ne se reproduise ailleurs.
| Interlocuteur | Pour quoi |
|---|---|
| Sa banque | Rappel de fonds, opposition sur carte ou chèque, dès la découverte des faits |
| 17 ou 17Cyber | Urgence en cours, cyberattaque en cours, assistance 24h/24 et 7j/7 pour le 17Cyber |
| THESEE | Plainte en ligne pour certaines escroqueries commises sur internet |
| Perceval | Signalement d'une carte bancaire utilisée frauduleusement |
| Pharos | Signalement d'un contenu ou site frauduleux sur internet |
| 33700 | Signalement gratuit d'un SMS frauduleux |
| Info Escroqueries, 0 805 805 817 | Conseils sur une escroquerie, du lundi au vendredi de 9h à 18h30, appel gratuit |
| DDPP | Pratique commerciale trompeuse, faux annuaire, arnaque aux formalités |
| CNIL | Réclamation sur une vidéosurveillance non conforme ou une donnée personnelle mal protégée |
La plainte peut aussi être adressée par courrier au procureur de la République du tribunal judiciaire du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur, si le commissariat le plus proche est difficile d'accès. Une indemnisation reste possible par constitution de partie civile, pour demander réparation du préjudice subi, ou par une demande auprès du Fonds de garantie des victimes dans certains cas. Récupérer l'argent perdu dépend beaucoup de la rapidité de réaction : un rappel de fonds demandé dans l'heure a beaucoup plus de chances d'aboutir qu'une demande formulée plusieurs jours après les faits.
La Nièvre comptait 6 809 établissements employeurs fin 2024, selon les données Flores de l'Insee. Le tissu économique du département se distingue par une part agricole plus élevée que la moyenne nationale, avec 10,9 % des établissements relevant de l'agriculture, la sylviculture et la pêche, et une part de la construction également marquée, à 9,5 %, contre 7,0 % pour l'industrie. Ces proportions expliquent pourquoi les vols de matériel agricole, les vols sur chantier et les arnaques administratives qui ciblent les entreprises récemment créées concernent particulièrement les professionnels du département, aux côtés des commerces de proximité qui composent l'essentiel du tissu urbain nivernais.
D'où vient le nom de ce site. Alerte Entreprises Nièvre reprend le nom d'un ancien dispositif local d'alerte qui a fonctionné entre 2020 et 2025. Le site actuel, repris en 2026, est un site éditorial indépendant : il n'est ni la Chambre de commerce et d'industrie, ni la gendarmerie, ni un service public, et il n'envoie aucune alerte SMS ni aucune notification. Il ne reçoit pas non plus de signalement à traiter : pour agir face à une arnaque ou un vol, les démarches passent par les interlocuteurs officiels détaillés plus haut, la banque, le 17, le 17Cyber, THESEE, Perceval, Pharos, le 33700, Info Escroqueries, la DDPP ou la CNIL selon la situation. Ce guide vérifie chaque information sur une source officielle avant publication, sans se substituer à aucune de ces démarches.
La fraude au président figure parmi les arnaques les plus coûteuses : l'escroc se fait passer pour un dirigeant ou un fournisseur et demande un virement urgent et confidentiel. Le réflexe qui protège consiste à rappeler l'interlocuteur sur un numéro connu avant tout paiement.
La méthode officielle de la Banque de France et de la BCE tient en trois gestes : toucher le papier, regarder le billet à la lumière, l'incliner pour observer les éléments de sécurité. Un billet contrefait ne peut ni être remboursé, ni remis en circulation ; il doit être remis à la police, à la gendarmerie ou à la Banque de France.
Contacter immédiatement sa banque pour demander un rappel de fonds, sans garantie de succès mais avec de meilleures chances en cas de réaction rapide, puis déposer plainte au commissariat, à la gendarmerie ou via THESEE selon les cas.
La priorité reste la sécurité de tous, personnel et clients, et l'appel aux forces de l'ordre. Toute confrontation physique expose à un risque disproportionné par rapport à la valeur des biens en cause.
Ces courriers imitent souvent l'apparence d'un document officiel et correspondent le plus souvent à une arnaque aux formalités. Les vraies démarches passent par le greffe du tribunal de commerce compétent ou par un site officiel, jamais sous la pression d'un délai de quelques jours.
Non. Le site reprend le nom d'un ancien dispositif local d'alerte actif entre 2020 et 2025, mais il s'agit depuis 2026 d'un site éditorial indépendant, qui n'envoie aucune alerte et ne reçoit aucun signalement. Pour agir face à une arnaque, il faut contacter la banque, le 17, le 17Cyber ou les autres interlocuteurs officiels cités dans ce guide.
Un SMS suspect se transfère gratuitement au 33700, un mail douteux se signale à Signal Spam, et un site frauduleux se signale à Phishing Initiative. En cas de débit constaté, une plainte reste nécessaire en complément.